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jeudi 15 avril 2010

Manila Sunset

Nous voici de retour à Manille pour une journée chargée en émotions... Direction la plus importante prison des Philippines... Mais avant cela, je ne pouvais m'empêcher de tourner ce petit "sunset" sur Manille... Quand le 7D nous tient...

Manila Sunset from boero nicolas on Vimeo.

mercredi 14 avril 2010

Le pays des playmobils

« Yokoso Japan ! » la formule s’affiche un peu partout dans Tokyo. Bienvenue dans une ville, bienvenue dans un pays hyper organisé : chaque chose a sa place, chaque place pour chaque chose.
La ville est à l’image des produits des magasins Muji, tout y est fonctionnel, tout a été pensé, réfléchi, calculé. Tokyo est comme un dressing géant où chaque casier a une fonction déterminée. Par exemple, chaque voiture, chaque taxi a son emplacement délimité au millimètre, tout comme les bus ou même les vélos qu’on ne saurait déposer n’importe où.
Dans les transports en commun, les passagers attendent patiemment l’arrivée du wagon indiqué grâce au marquage au sol. Tous en rang, tous aux ordres!
Au Japon, aucune place n’est laissé à l’improvisation ni au bordel , tout est pensé et réfléchi… Ici, l’espace public est sacré, on ne saurait empiéter sur la liberté d’autri. C’est la règle. Les fameuses règles à la japonaise. Du coup, quand un petit frenchy fraichement débarqué avec ses idées de « joyeux bordel organisé » à la parisienne déboule dans la ville, il peut être à l’origine d’un couac général.
Car le japonais se noie vite dans un verre de saké. Et, refuser la règle, c’est compromettre toute l’organisation, créer le bogue, laisser la place à l’improvisation, et ça, les japonais ne savent pas faire. Traverser hors des clous alors que le « bonhomme est rouge » mais l’avenue déserte de voiture… impensable. Vouloir monter un escalier réservé à la descente mais totalement vide… un crime. Et filmer à quelques mètres de la zone prévue pour les médias… la fin du monde.

Pour moi, le Japon, c’est un peu le pays des playmobils. Un monde hyper-organisé et ultra-codifié. Chaque « bonhomme » a son uniforme, son chapeau, sa fonction dédiée. Et je dirais même la démarche aussi... Tout s’emboîte simplement, chaque objet se veut utile et fonctionnel, il ne s’agirait pas qu’un "légo" vienne y foutre le bordel… Le playmobil ne saurait alors quoi faire à part peut-être un harakiri…

samedi 10 avril 2010

Tokyo 2010

Nous voici au Japon et plus particulièrement à Tokyo depuis une dizaine de jours. Difficile de résister aux tentations technophiles nippones... Difficile de résister à l'appel de cette ville incroyablement fascinante...
Voici un petit clip réalisé pendant notre séjour à Tokyo...
Enjoy !

TOKYO 2010 from boero nicolas on Vimeo.

lundi 29 mars 2010

Philippines, l'autre pays des sourires...

Nous en sommes déjà à notre 6ème jour de tournage aux Philippines. Et je dois dire que le temps passe vite, tellement vite que je trouve même plus le temps d'écrire les posts de ce blog me direz-vous... Mais il faut dire qu'avec Diégo, nous avons commencé sur les chapeaux de roue par de bonnes grosses séquences comme on les aime !

Aujourd'hui, la journée était consacrée aux plans d'illustrations de Manille, l'occasion pour moi de me balader, caméra sur l'épaule, dans les rues et ruelles de cette gigantesque ville. L'occasion, aussi, de donner quelques sueurs froides à mon chauffeur avec mes "stop here ! stop here now ! It seems to be a good place" - avec un bon accent frenchy comme on les aime - et lui, de me répondre par des "yes sir" - avec un bon accent philippin qu'on aime aussi - ...

Des sueurs froides, car il était partagé entre l'envie de me suivre dans les ruelles "pour me protéger et m'aider" et l'envie de "sauver sa voiture, la voiture de sa famille, aussi chère à ces yeux qu'une Ferrari*".

Dilemme et sueurs froides... Mais au fond, je ne risquais pas grand chose si ce n'est me choper un trop-plein de sourires...

Plus je m'avançais dans les ruelles, plus les sourires et les yeux pétillants des enfants et des habitants s'intensifiaient... Les Philippines devenant le pays des sourires et des "coucous"
Ici, la caméra n'effraie pas, ne fait pas fuir ou se cacher, elle provoque le sourire et les "coucous". C'en est même énervant par moment. Trop de "coucous" tue le "coucou"...

Mais sourire et chemin faisant, les "hellos" s'enchainent rapidement, les rencontres aussi, et les discussions itou... Du "what's-your-name?" au "where-do-you-come-from?" en passant par quelques petites discussions plus philosophiques... Il y a eu notamment une "femme souriante des ruelles" qui me dit: "Tu sais, ici, on n'a rien, on est pauvre, alors on sourit, par ce qu'un sourire c'est gratuit et ça on en a plein, alors on le partage !"
Alors, je continue alors mon chemin en distribuant ce que tous ont déjà ici mais qui fait si plaisir à partager...


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* notre chauffeur est un fan de Ferrari, il a d'ailleurs une collection de miniatures "majorette" a l'avant du minivan dont l'intérieur est aux couleurs de la marque italienne... so chic !

dimanche 28 mars 2010

Rendez-vous chez moi en Australie

Fin 2009, je parcourais l'Australie d'est en ouest, à la rencontre des australiens et de leurs habitats multiples... Le documentaire de 52 minutes, "rendez-vous chez moi... en Australie" réalisé par Roland Théron sera diffusé dimanche 28 mars 2010 à 14h45 sur Canal+ dans la série "les nouveaux explorateurs".
Alors, rendez-vous dimanche !

Une rediff est prévue samedi 03 avril en clair et de très bonne heure...

mercredi 2 décembre 2009

Rendez-vous chez moi au Japon

Au printemps dernier je parcourais le Japon du sud au nord, de Nagasaki à Tokyo à la rencontre des japonais et de leurs maisons... Le documentaire de 52 minutes, "rendez-vous chez moi... au Japon" réalisé par Roland Théron sera diffusé dimanche 6 décembre 2009 à 14h45 sur Canal+ dans la série "les nouveaux explorateurs".
Rendez-vous dimanche !

lundi 16 novembre 2009

Se prendre pour un chercheur d'opale...

Ce petit vent chaud qui vous taquine les joues. Ce soleil écrasant qui se reflète sur chaque petit grain de sable et vous éblouie. Ces bruits de grincements, de moteurs lointains et de vautours en chasse qui vous sifflent dans les oreilles. Cette ambiance particulière de ville presque morte posée au milieu de nulle part… Bienvenue à Coober Pedy.
Le désert à perte de vue. La chaleur écrasante. La capitale de l’opale est comme une ville du farwest moderne traversée par une route unique traversant l’Australie du sud au nord. Ici, on n’est pas là pour le climat, rude, ni pour son activité culturelle. La quête de l’opale est la seule règle, les dollars sont la seule motivation… Faire fortune.
Bien sûr, aujourd’hui, les touristes de passages sont autant de petites pierres précieuses guettées par les habitants. Il y a ce chinois arnaqueur vendeur de pseud’opale, le pizzaïolo grec intéressé par les étrangères de passage, le propriétaire de l’orphelinat de kangourous et tant d’autres vendant tout et n’importe quoi, les devantures sont de bric et de broc mais c’est aussi ça, Coober Pedy…
Et puis, il y a aussi, les vrais, les chercheurs d’opale. Ceux qui creusent le sol désertique sous les 40° à la quête de la pierre. Nous en avons rencontré. Il y en a beaucoup, comme cet Allemand se baladant avec son trésor à la main, de bar en échoppes afin de vendre ses pierres. 7000 dollars les 3 petits sachets en vrac nous dit-il. Etonnés, nous regardons. Et c’est vrai qu’en pleine lumière, des reflets bleus, turquoises et orangés jaillissent de la pierre. Il est venu là pour faire fortune et espère bien découvrir d’autres filons… Il y a le grec aussi, le serbe, la suisse, le croate, au total près de 50 nationalités réparties ce riche caillou.
Le lendemain, nous parcourons les mines et rencontrons un autre de ces chercheurs de trésor nacré… Il nous propose de jouer au mineur, au chercheur d’opale… Nous voilà dans une cahute en ferraille au milieu des mines. Dehors, le soleil est éblouissant mais à l’intérieur, il fait totalement noir mais toujours aussi chaud. Un tapis roulant traverse la cahute, il permet d’amener les gravats récoltés du fond de la mine. La recherche des pierres précieuses peut commencer. Le secret de l’opale ne se découvre qu’à la lumière noire. C’est alors que le tapis s’actionne. Les cailloux passent sous cette lumière. Un vacarme ahurissant, et parfois une lueur azure au milieu des cailloux, l’opale se découvre à nous. Il faut alors être rapide et choper la pierre. Le premier qui la prend en devient l’heureux propriétaire. C’est la seule règle.
En 15 minutes dans cette machinerie infernale, je comprends l’intérêt de la quête de l’opale… Ces petites lueurs dans le noir sont comme des lucioles symbolisant la quête de la richesse… Cette recherche peut vite devenir une drogue. On se prend alors au jeu de la quête à tout prix…

mercredi 11 novembre 2009

Le mécano des bois

Quand vous parcourez l’Australie d’ouest en est, du nord au sud en passant par le centre et les îles, et tout ça en seulement 3 semaines, ça demande une sacrée organisation… Bien entendu, l’Australie, c’est de grandes distances mais c’est aussi un pays extrêmement pratique et facile à explorer. Tout est pensé pour faciliter le voyage. Et ça marche ! Des avions, des ferrys, des 4x4, des bus, des trains… Et parfois un petit grain de sable qui vient bousculer le bon déroulé du programme…
Nous voilà au milieu d’un parc national, une immense forêt de grands arbres et de fougères géantes au coeur de la Tasmanie. Tout roule quand d’un coup, de la fumée sort du moteur de la voiture.
Arrêt d’urgence sur le bord de la piste. Une odeur de produit chimique envahit alors la forêt. Roland ouvre le capot. La fumée s’évacue d’un coup comme lorsque l’on découvre un plat qui a mijoté des heures durant. Un liquide vert fluo coule alors du moteur.
Petit problème de surchauffe ? Cela proviendrait du liquide de refroidissement… Il y en a pas assez, apparemment.
Nous voilà au milieu des fougères à chercher une solution… Pas sûr que mon jus d’orange bio soit apprécié par le moteur de la voiture. Roland fini alors d’une gorgée salvatrice sa bouteille et décide de s’en servir afin de remplir peu à peu le réservoir avec l’eau boueuse et croupie d’une flaque. Ça a l’air de fonctionner… Le produit chimique se mélange à l’eau noirâtre de Tasmanie et tout va alors beaucoup mieux. On reprend la route, la voiture ne chauffe plus. Enfin, on espère.
Le grain de sable s’est dissout et notre « expédition » peut alors reprendre de plus bel…

Jusqu’à aujourd’hui, décidément, les problèmes de voiture continuent… On crève en plein désert près de Coober Pedy. Ici ça ne manque pas de grain de sable ni de roue de secours heureusement…

mardi 10 novembre 2009

Mon petit bout du monde...

Difficile de parcourir le monde et de ne pas trouver le bon bout… Le bout du monde, celui qui symbolise le lointain, le dépaysement. Bien sûr des petits bouts du monde, il y en a plein, mais être au bout du monde, ça signifie quoi en fait ? Par quel bout commencer et par quel bout terminer… Comme disait Raymond Devos, il est difficile de trouver le bon bout… Et si je trouve le bout du monde, ça veut certainement dire qu’il y a un autre bout, celui d’où je viens… Compliqué, et pourtant je crois bien avoir découvert un de ces bouts du monde.
Nous sommes à « recherche bay » à l’extrême sud de la Tasmanie, l’équivalent de notre extrême nord… De l’autre côté de l’océan, l’Antarctique, et face à moi, une plage de sable blanc, une eau limpide et tranquille aux reflets verts et bleus et une forêt d’eucalyptus à perte de vue…
Un petit groupe de chinois pose pour la photo souvenir, un backpacker allemand revient d’une marche de 5 jours au cœur de la forêt, un couple à la retraite contemple les vagues et 3 jeunes australiens, un peu grassouillets, sirotent une bière et lisent des revues automobiles assis face à la mer, les pieds dans le sable pour les tenir au frais…
Grand soleil, visibilité parfaite, un petit vent du nord et toujours en tête ce « no worries »…
Le temps passe. Le bruit des vagues s’échouant tranquillement sur le sable ponctue les cris des oiseaux et autres perroquets. Il y a comme un sentiment de bien être. Quasiment seul au monde, seul, face à cette immense tableau naturel, seul, au bout du monde, mon bout du monde…

mercredi 4 novembre 2009

Melbourne fashion cup

Hier avait lieue la "Melbourne cup": une course de chevaux tout ce qu'il y a de plus conventionnelle... Des casaques, des cravaches, des paris d'argent, des jumelles, des chapeaux et une quinzaine de chevaux qui galopent le long d'une piste, un petit tour et puis c'est tout.
Pourtant, cette course tient le pays en haleine pendant près de 3 jours: pronostics, parade, préparatifs... tout y passe. Tout est prétexte à être médiatisé, commenté, suivi. Arrive, le moment tant attendu, la course, qui dure environ 1 minute 30 durant lesquelles tout le pays s'arrête... jusqu'à la ligne d'arrivée, annonciatrice d'une bonne tournée générale de bière...
En ce jour de novembre, drôle d'ambiance en ville... A Melbourne, tous les magasins sont fermés mais les tramways sont bondés d'hommes en costumes baladant madame et sa robe de "créateur" pour se rendre à l'hippodrome. Il faut dire que pour la "Melbourne Cup", l'australien s'habille, et nous avons alors droit à un festival de tenues toutes plus improbables les unes que les autres...
Finis les tongs, les bermudas de surfeurs et les t-shirts trop amples, place au costume, à la chemise et au chapeau. Finis les escarpins et les petites robes d'été ou le jean 'casual', place à un remake des pires créations de la mode... Sans vouloir être trop désagréable, il faut dire que j'ai eu droit à un petit aperçu de ce qui ce fait de pire en robe et en chapeau.
Des couleurs éclatantes, des chapeaux trop fleuris, des robes pouvant faire office de rideaux, des pantalons pas assez longs, des rayures et des carreaux, des fleurs toujours trop présentes sur les robes et même ailleurs, du violet, du rose et du jaune flashy sur une même personne... Et tout ça en taille S quand il faudrait du M voire plus... L'australien et l'autralienne se fichent du "quand dira-t-on" et c'est mieux ainsi car ce n'est plus vraiment une course de chevaux mais une course de mauvais goût...
La course passée, tout ce petit monde rentre mais défringué... Il est alors 16h et Melbourne s'éveille, les chapeaux à fleurs se fanent et les costumes sentent la bière... ça crie, ça boit, ça chante, les 'bourrins' ne sont pas où on croit...

lundi 2 novembre 2009

OZ pics 01

Quelques clichés de Cairns et la grande barrière de corail vue du ciel...




Stradbroke "paradise" island

Un petit coin de paradis au large de Brisbane: de la fôret à perte de vue baignée par les eaux turquoises du pacifique… Un sable aux reflets dorés, des rochers où s’échouent les vagues… Le paradis des dauphins et de leurs amis surfeurs. Incroyable image que ce jeu entre l’homme et l’animal au milieu de des vagues… Les « surf rescue boys » surveillent pendant que les « happy people » scrutent l’océan et surtout le passage des baleines… Elles viennent taquiner la côte au large de l’île et, incroyable, on les voit, simplement en sirotant un cocktail de fruits… tropicaux bien sûr…
Le paradis je vous dis, où les riches propriétaires de villas d’architectes côtoient les 'babs' aux dreadlocks et leurs pick up aménagés… ici, pas de barrière de corail mais aussi pas de barrière entre les générations et les statuts sociaux. On est tous là pour la même chose : profitez de la vie… tranquillement.
D’ailleurs, les baleines passent, les dauphins jouent et les kangourous viennent regarder tout ce petit monde pendant que moi, j’écris ces quelques lignes… Le paradis je vous dis.

dimanche 1 novembre 2009

Australian 'wave' of life...

« Don’t worry, be happy », telle est la devise des Australiens, et je dois dire qu’après une semaine au pays des kangourous, cette devise se confirme de jour en jour.
Ici, tout paraît « easy ». Dans le Queensland, la vie s’écoule tranquillement le long des plages paradisiaques ou au cœur des forêts tropicales. Même Brisbane, la capitale de l’état est cool.
Pas de stress, « don’t worry », et il suffit d’un sourire et tout va bien, « be happy ». Un sentiment de bien-être général où tout le monde se côtoie, se mélange, s’accepte… Pas de barrières autour des maisons, pas même besoin de les fermer à clé, la confiance règne… « don’t worry ». Ici, on parle à son voisin, on parle à l’étranger, on sourit, on partage, on est simplement cool… « be happy ». En Australie, c’est ‘plus cool, la vie’…
Nous voilà invité dans une soirée entre amis, dans la banlieue chic de Brisbane. Ce soir, comme souvent (toujours ?), c’est BBQ ! En haut d’une colline, une très imposante maison queenslander domine la nature. La nuit tombe vite mais les bières s’ouvrent une à une… Et c’est l’occasion de confirmer une nouvelle fois la ‘coolitude’ australienne…
« Don’t worry, be happy »… Une bonne bière, « VB » ou « Carlton Mid », ça dépend des habitudes de nos hôtes, on y ajoute un bbq convivial et les conversations s’enchaînent. De la nature, de la pluie, du beau temps, des voyages, des rencontres, de demain et d’hier… On parle, de tout, de rien, une « joke » et tout le monde sourit… « be happy ». Et toujours une bonne gorgée de bière… Les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, parfois ça se mélange, ou pas, mais tout cela reste très convivial. Tout le monde debout autour du bbq, la vie s’organise. « don’t worry ».
Demain est un autre jour, on part de Brisbane pour rejoindre Melbourne mais je suis sûr que la devise australienne se confirmera, encore et encore… Car pas besoin d'être un surfeur pour prendre la vague de la "coolitude aussie" !

jeudi 29 octobre 2009

Wildlife in Outback

Les mecs au look « surfeurs blonds peroxydés », les touristes nippons, les némos stars et les malls hyper climatisés de Cairns ont laissé place quelques jours à la nature de « l’outback ». Direction la « cattle station » de Lamonds Lagoon en plein cœur de « nowhere »… Des routes dans les montagnes abritant la forêt tropicale, des villages typiques aux boîtes aux lettres improbables, de la terre rouge gorgée de soleil, des eucalyptus à perte de vue… pas de doute, nous sommes dans l’arrière pays australien. Ici, le top fashion, c’est d’avoir le look « zizi top » ou bien le look cowboy avec Akubra incorporé sur la tête ! Les tâches de rousseurs issues des descendants anglais subsistent sur une peau plissée par le soleil du Queensland, le « sunshine state ».
Le dépaysement est total.
Il l’est encore davantage sur les pistes qui nous mènent à la ferme… Ici, point d’être humain ni de réseau téléphonique mais une faune sauvage… Les rencontres sont nombreuses et nous croisons sur notre chemin nombre de wallabies, kangourous, mouches, cacatoès, perroquets et même dingos… Mais le plus improbable restera la rencontre avec cinq émeus sauvages… Ils sont là, tranquilles au milieu du « bush ». Nous décidons d’arrêter le 4x4 et entamons la « rencontre ». Majestueux, ces émeus nous émeuvent. Ce gros oiseau primitif aux allures d’autruche au col bleu, croise notre chemin. C’est magique…
Mais il faut continuer, rouler jusqu’à la « cattle station », ferme paisible au milieu de la nature. La famille nous y attend, le tournage peut commencer, il faut nourrir les vaches… une vie de cowboy au cœur de l’outback avec pour compagnie les kangourous et les émeus… c’est émouvant.

Quand ma valise se fait la malle...

Chaque voyage est un nouveau départ… Ça, c’est ce qu’on dit !

Mais lorsque vous arrivez à l’aéroport de destination et que vous vous apercevez qu’il vous manque un bagage, ce nouveau départ se transforme en éternel recommencement… Et c’est vrai, que pour moi, ça commence à devenir une habitude. A New Delhi, il y a quelques mois, les valises ne nous avaient pas suivies. Il y a deux ans, même chose à New York où ma valise s’était fait la malle à l’aller, mais aussi au retour… Et là, rebelote, mon sac perso a des envies de tournage buissonnier et préfère me laisser seul, sans nouvelles et sans rechange. A croire qu’il n’aime pas voyager dans de bonnes conditions et arriver tranquillement avec ses compatriotes valises sur un charmant tapis roulant… Non, ce qu’il veut, mon sac, c’est une livraison particulière, qu’on prenne soin de lui, il veut arriver fièrement face à moi, mais avec quelques jours de retard.

En fait, peut-être que nous devrions donner plus d’attention à nos affaires, à nos sacs. Les respecter et ne jamais les balancer, les traîner ou les rouler. Peut-être est-ce la solution pour que les compagnies aériennes arrêtent de nous séparer une bonne fois pour toutes… peut-être… ou pas…

Pour informations, ma valise, étant repassée par Paris, elle est enfin de retour à Cairns… Merci Arnaud ;)

dimanche 25 octobre 2009

Come back in Aussie !

Cairns, le nom de cette ville me rappelle indéniablement mon dernier séjour en Australie. A l’époque c’était la dernière étape de notre « down under trip », 5 ans plus tard, Cairns devient la première étape d’un nouveau tour de ce merveilleux pays-continent… Rien n’a changé, la musique, sorte de rock improvisé par des cow-boys éternels, la plage artificielle sur l’esplanade et ses baigneurs excités, les bars, refuges de touristes japonais et de backpackers échoués. Mais, aussi, le « night market » et ses odeurs de bouffe chinoise, les promeneurs, skateurs, beach-volleyeurs prenant le rythme tranquille australien, les barbecues aux odeurs d’oignons et de ketchup chaud et toutes ces échoppes aux souvenirs improbables comme les némos flashys enfermés dans une boule de neige. Pas de doute, retour dans un autre monde, dans un pays, à la fois fascinant et surprenant. Ici, le temps est tout autre et les habitudes aussi.

mercredi 21 octobre 2009

Down under...

C'est bientôt l'heure du départ... direction l'Australie !
3 semaines du nord est au sud ouest à travers l'un des plus beaux pays du monde ! je vous donne rendez-vous très bientôt sur ce blog pour suivre en texte et en photos mon down under trip !

lundi 20 avril 2009

Sayonara !

Et bien voilà, l’aventure au pays du soleil levant s’achève après un périple de plus de vingt jours. Des temples traditionnels aux buildings derniers cris, notre voyage est passé de surprises en étonnements car le Japon est aussi un monde de paradoxes… Je ne compte plus les petits gadgets totalement indispensables, les autres inutiles… Je ne compte plus les t-shirts ultra-colorés, les autres épurés… Je ne compte plus les plats très relevés, les autres proches de l’ultime fadeur… Je ne compte plus les actions en faveur du développement durable d’un côté et le gaspillage à outrance de l’autre... Je ne compte plus les looks extravagants, les autres totalement traditionnels… Je ne compte plus les services délirants, le chic à outrance, les codes pour chaque geste, le beau partout, le zen comme religion, le design à profusion, le branché à tous les étages…
Il est vrai que le Japon fascine et étonne, et il m’a donné envie de le découvrir de nouveau. Il y a tant de choses à voir et à faire ici, c’est un peu une autre planète. Dans quelques minutes, je serai dans l’avion pour un retour sur terre mais avec toujours en tête ce petit quelque chose qui fait le « way of life » à la Japonaise…
Arigato gozaimasu !

samedi 18 avril 2009

Tous Onsen !

Bien sûr, tout le monde connaît les toilettes à la japonaise, aussi célèbres que les grandes eaux de Versailles. Ce petit jet qui vient vous nettoyer en « délicatesse » l’arrière-train après votre passage sur le trône auto-nettoyé, auto-chauffé, auto-régulé et auto-positionné. Ce petit bijou de technologie est un petit bonheur après un grand soulagement. Mais ce que l’on connaît un peu moins c’est l’onsen ou sento pour certains : un bain chaud, voire brûlant, voire extrêmement brûlant, mais tellement relaxant...
Ce bain, digne des plus grandes thalassos est pourtant très accessible. J’ai pu essayer l’onsen traditionnel notamment au nord de Tokyo à l’Hoshi Onsen. C’est un des plus vieux onsen naturel, construit en bois il y a plus de 120ans, en pleine nature, au milieu de la montagne et qui domine un ruisseau. Cette source naturelle d’eau chaude (43°C environ) est chauffée grâce à l’activité volcanique de l’archipel. Se relaxer dans ces bains est un vrai bonheur, un moment à part. Le contraste entre le frais de l’air et le brûlant de l’eau est saisissant mais si agréable…
Que demander de plus après une journée de tournage ? Alors, tous onsen !


jeudi 16 avril 2009

Salam Japan

Après une vingtaine de jours passé au pays du soleil levant, j’ai commencé à élaborer une théorie… Une théorie totalement personnelle, voire un peu fantaisiste mais qui me fait marrer : les Japonais me font penser aux Arabes… Je leur trouve, en effet, beaucoup de similitudes. Je vous entends déjà vous demander quel sushi m’a piqué. Je vous imagine déjà, en train de penser à quel produit asiatique je me suis shooté, et pourtant…
Je pourrais faire simple et ne parler que de la calligraphie et du fait que les Japonais, comme dans le monde Arabe, lisent les livres dans le sens inverse du monde occidental… Mais je trouve qu’il y a d’autres similitudes…
Par exemple, dès qu’on entre chez quelqu’un ou que l’on va dans un restaurant, au Japon, on enlève ses chaussures, comme dans les pays arabes. Et comme chez les Arabes, l’hospitalité est très codifiée : en signe de bienvenue, les Japonais vous servent le thé…
Il suffit de faire un tour dans la ville de Tokyo pour se rendre compte des nombreux étalages à tous les étages qui débordent dans les rues, comme dans un souk… En revanche, ici, on ne marchande pas !
Et que dire des bains ! Les Japonais en raffolent, ils se lavent en famille dans les onsens ou sentos, sortes de hammams où la toilette est importante et codifiée. Les toilettes justement, il n’y a pas que les systèmes « Toto » avec petit jet, bien avant leurs apparitions, les Japonais avaient leur propre système de wc. D’ailleurs, on trouve encore des « Japanese Style » : sorte de toilettes « à la Turc » à même le sol avec douchette intégrée…
Je pourrais aussi continuer sur leur rapport à la nourriture, bien sûr les Japonais aiment manger assis par terre. Et que dire de leur amour pour les brochettes et les grillades mais aussi pour tous ces plats qui se partagent. La nourriture est au centre de la table et chacun prend ce dont il a envie… Ça ne vous rappelle rien ?
Bon, je vais arrêter là dans mes élucubrations, peut-être sont-ce simplement d’anecdotiques remarques ?
Sa(lam)yonara…
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