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mardi 14 décembre 2010

Comme un poisson rouge dans un bocal...

Cela fait maintenant deux semaines que nous parcourons l'Indonésie et principalement l'île de Java. Une île étendue et aux infrastructures routières assez sommaires au vu des besoins réels du pays.
Il faut dire que les scooters sont majoritaires et assez désorganisés. ça grouille de partout, dans tous les sens, ça vient, ça part, ça double, ça circule en contre-sens et c'est souvent très chargé tant en nombre de passagers qu'en marchandises diverses... Viennent ensuite les camions brinquebalants aux cargaisons improbables et à la rouille plus que présente... Mais ça tient.
Et entre les charrettes, poulets, vélos, tricycles et autres piétons, il y a aussi, sur les routes indonésiennes : nous, dans une voiture (presque 4x4) se retrouvant à slalomer entre tout ce joyeux bordel... Bien sûr, il n'y a que deux voies et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elles sont chargées.
Et pourtant, ça double ! Bon, certes aucun européen ne doublerait vu la densité du trafic, surtout vu ce qui vient en face, mais notre chauffeur (et tous les autres véhicules d'ailleurs) le font. C'est un peu une tradition indonésienne que de ne pas respecter le code de la route. Ni les distances de sécurité, ni le marquage au sol (quand il y en a), ni le bon sens.
Bref, parfois je me suis demandé si nous n'étions pas poursuivi par un hélico qui nous aurait pris en chasse tellement cela ressemblait à une course poursuite digne des blockbusters américains. Cela nous a valu quelque frayeurs et j'ose espérer qu'aucun scooter n'a eu la peur de sa vie tellement parfois nous les frôlions... En fait, c'était un peu "destination finale" en Indonésie.
Mais bon, la plupart du temps, tout allait bien, et les longues heures (très longues heures devrais-je dire) sur les routes nous permettaient d'apprécier le paysage. ou pas.
Car c'est a se demander si sur les bords de la route il y a autre chose que des boutiques et des maisons... Peu de paysages ou alors coincés derrière les habitations et autres fabriques diverses.
Aucune diversité, c'est a se demander si les villes ne s'étirent pas le long d'une route unique. Parfois, un bout de rizières et c'est une suite de baraquements qui continuent et qui s'étendent tout du long. ça en devient vite monotone surtout que je n'ai vu aucune différence entre les villes traversées malgré les presque huit heures de route quotidiennes. A croire que Java est une ville unique étendue le long d'un filet de bitume. Et pendant un instant je me suis demandé si, enfermé dans cette voiture, jour après jour, je n'étais pas un poisson rouge dans un bocal voyant toujours la même chose par la vitre de la voiture...
Alors, en fin de compte, les paysages traversés et leur "non-diversité" ne nous aurons pas vraiment rendu le voyage moins monotone, au contraire, mais la circulation effrénée, elle, nous aura divertie et préovoquée quelques montées d'adrénaline...

lundi 13 décembre 2010

Le télématin indonésien

Nous avons quitté Bali et son bel hôtel design pour repartir en vadrouille sur l'île de Java... Et nous avons repris notre bonne vieille habitude du "business hotel" pas très fin ni très confortable mais local et pratique.
Et surtout, c'est le retour de la télé allumée au petit déjeuner. Une télé criarde tant par les couleurs acidulées que par son volume sonore saturé. Partout, nous y avons eu droit et nous avons surtout eu la chance de découvrir le "télématin" local... C'est une sorte de concert géant face à un centre commercial avec groupies sautillantes au premier plan et chanteurs pop locaux à la "Justin Bieber" et autre "Tokyo hotel" cachés derrière des lunettes de soleil. Cet énorme show avec appels surtaxés, SMS, MMS et même webcam a l'air d'être un carton en Indonésie car je n'arrête pas de voir cette émission. Je n'ai toujours pas compris s'il s'agissait d'une sorte de "nouvelle star" ou de "Champs Elysées" djeunes local mais bon, tous les matins, l'animateur vous diverti entre deux cuillères de riz. L'animateur justement est une sorte de Magloire indonésien: petit forcément, rond évidemment et avec mèche sur le côté et lunettes de soleil cachant la moitié du visage. William Leymergie aurait du souci à se faire en Indonésie...
Et pendant que je vous écrit ce post, c'est l'heure du duo... Les jeunes filles craquent ici pour le "beau gosse" qui arrive avec la désinvolture d'un mauvais acteur de série française et le look d'un crooner qui serait passé s'habiller chez "Brice". Pas très classe. Sa partenaire se la joue "Miley Cirus" de chez Tati en s'essayant à la chanson d'amour avec gorge déployée.
ça fait mal !
Heureusement pour moi, c'est la fin du petit déjeuner, la fin du calvaire du télématin indonésien.

dimanche 12 décembre 2010

Bali, ballot

Visiter l’Indonésie sans passer par Bali ce n’est pas vraiment imaginable… On ne peut comprendre ce pays aux multiples îles en se contentant de sa principale : Java. Donc, direction Bali pour un week-end de repos loin des pistes de la jungle et des routes folles de Java.*

Nous voilà prêt à embarquer sur un ferry pour une traversée qui est censée nous emmener au « paradis sur terre », sur la fameuse « île des Dieux »… 1 heure plus tard, nous sortons de la boîte à sardine rouillée, le ferry, pour partir à la découverte de cette île qu’il faudra traverser tout du long avant de rêver au « mojito-plage-spa-piscine » tant vanté par les guides en papier glacé… Et, là, c’est la galère, une longue route interminable. Ders bouchons. La nuit qui tombe doucement sur les nombreux temples bordant la route. Mais pour oublier ce long trajet, je n’ai qu’un mot en tête : « mojito ». sorte de graal qui me fait oublier le cauchemar de la route… Ou pas. Car nous voilà maintenant à Kuta. sorte de station balnéaire pour Australiens ayant sorti leur panoplie « marcel/tong » en mal de hamburgers et de bières… Bien loin du paradis, proche de l’enfer. Les bars déversent des litres de mauvais goût et de décibels saturés. Les restaurants offrent leur vue imprenable sur l’unique route engorgée de voitures polluantes et de motos bruyantes. Les boutiques dégorgent de souvenirs « made in china » jusque dans les hôtels, sorte de prisons aseptisées pour beaufs occidentaux et asiatiques en short et t-shirt « I love Bali »… Bienvenue sur la Costa Brava ! Le pire du tourisme de masse a élu domicile ici et nous en sommes les otages. Il est 22h, la recherche d’un hôtel calme étant utopique, nous atterrissons dans le royaume du « all inclusive », le mauvais goût compris et pas de « mojito ». Bienvenue à « Ugly Bali »

Une nuit plus tard, Diégo décide de tout changer et c’est tant mieux. L’hôtel de la brochure en papier glacé, on le veut ! et on l’aura ! Villa privée sur la plage de sable noir, terrasse, piscine privative, service excellent et un smoothie mango-vanilla pour remplacer le « mojito ». Bien loin de l'agitation de Kuta, proche du poaradis. Bienvenue à « trendy Bali ». Et il faut bien admettre que le luxe, on y prend vite goût.


* Et pour être honnête, on n’a pas franchement vu l’Indonésie si on est rester qu’à Bali…

samedi 11 décembre 2010

« No passport required »

Quand on visite un pays aussi étendu que l’Indonésie, force est de constater que l’on prend l’avion un peu comme un bus…

En Europe, passer d’un avion à un autre devient vite un cauchemar : enregistrement souvent fastidieux et compliqué, longues files d’attente pour les passages de sécurité où l’on me demande à chaque fois de défaire les sacs et de séparer ordinateur, appareils photo, caméras et autres stuffs électroniques… Et toujours le regard suspect de « l’agent chargé de la sûreté » dès que vous vous présentez avec une simple bouteille d’eau… Sans parler des fouilles au scanner. Bref, prendre l’avion devient sur le vieux continent plus approfondi qu’un examen médical et pourtant toute cette débauche de moyens n’a toujours pas prouvé son efficacité.

Anyway comme disent les anglais… Ici, en Indonésie, les règles de sécurité restent assez basiques et sommaires… Et il faut bien plus qu’un « biiip » au passage du portique (quand il est branché) pour susciter un soupçon de fouille… A vrai dire, le « passage de la sécu » dans les aéroports indonésien est d’une rapidité défiant toute concurrence. Un sourire en guise de passeport, ici, pas besoin de présenter à quinze personnes différentes votre précieux sésame, personne ne vous le demande, votre billet suffit. Enfin, quand je parle de billet, je devrais plutôt préciser qu’il s’agit d’un « bout de papier imprimé par une imprimante à aiguille. Vous savez celle des années 90 qui faisait un boucan d’enfer et qui utilisait le fameux papier à trou qu’on utilisait aussi, enfant, pour gribouiller… L’avion se prend presque comme un bus sans se poser plus de question que cela…

Et une fois installé dans le bus, pardon dans l’avion, nul besoin d’éteindre votre appareil électronique ni de rabattre sièges et autre sac gênant. No stress, just fly… D’ailleurs le slogan d’une des innombrables compagnies aériennes indonésienne n’est-il pas «we make people fly»… Mais parfois devant le manque de sérieux de la sécurité, on n’ose imaginer un autre slogan du type : «we make people die…». gloups.

jeudi 9 décembre 2010

Guecko, mon ami

Les nuits en Indonésie se suivent et se ressemblent presque toutes... Une chambre avec un fond sonore de klaxons et de circulation quelque soit la ville ou le village, une couverture qui pique en guise de drap et un réveil souvent matinal du, entre autres: à l'appel à la prière, au décalage horaire (quoique plus trop) et surtout au retour des bruyants klaxons...
Mais il faut dire que les nuits sont aussi des moments de partage...
Je m'explique: les conditions climatiques et l'eau omniprésente favorisent la prolifération des moustiques... Ces petites bestioles que je porte dans mon coeur tellement ils ont l'air de m'aimer. Je ne sais pas si mon sang a un goût qui les attirent mais parfois, j'ai l'impression qu'ils se sont passés le mot et qu'ils viennent tous festoyer sur mes jambes, bras, nuque et autres parties de mon corps offerts à leur gourmandise.
Bien sûr, les bombes anti-moustiques et autres crèmes font partie de ma trousse de voyage mais je n'avais pas imaginé à quel point les "petits lézards" tout blancs présents dans ma chambre allaient devenir mes plus tendres amis...
A première vue, je me demande ce que ces bestioles tout droit issus de "Jurassic Park" font dans ma chambre et j'ai comme une envie de les inviter à quitter les lieux. Pas très envie de dormir entouré de lézards albinos galopants autour de moi. A vrai dire, ils avaient l'air plus apeuré que je ne l'étais, je décide donc que ces reptiles et moi passerons la nuit ensemble...
Et très vite je m'aperçois que nous allons devenir les plus grands amis du monde (enfin, seulement la nuit)... En Effet, ces lézards sont en fait des "Gueckos" et ils adorent se nourrir de moustiques... Autrement dit, avec moi, ils sont servis ! C'est repas gastronomique toutes les nuits dans ma chambre...

PS: le nom "guecko" vient du petit bruit que les espèces indonésiennes font (je ne les ais jamais entendu crier mais plutôt se goinfrer). Pour voir une photo, faites simplement une recherche grâce à google car ma connexion du jour ne me permet pas de vous en faire partager une...

lundi 6 décembre 2010

Bison futé

Aujourd’hui, longue journée sur les routes et autoroutes indonésiennes… Dans ce pays de plusieurs millions d’habitants, il faut dire qu’il y a beaucoup de trafic et une manière assez particulière d’avertir les éventuels bouchons… Ici, le bison futé local n’est pas vraiment un bison mais il n’en reste pas moins efficace et futé. Le bison en Indonésie prend la forme de gamins sur le bord de l’autoroute qui font de grands signes à l’approche d’un bouchon informant alors l’automobiliste de la galère qui l’attend… ou pas… Car les gamins futés proposent surtout une solution au bouchon en échange de quelques piécettes. Les voitures lancées à pleine vitesse (toute relative) sur l’autoroute s’arrêtent alors et traversent le bas-côté, passent à travers le grillage de sécurité correctement découpé afin de partir à l’aventure pour un itinéraire bis pour le moins original… C’est alors tout un système parallèle qui se met en place afin de retrouver le bon chemin et c’est une armée de panneaux humains vous indiquant a bonne direction à travers rizières et villages… Une petite pièce à chaque virage, à chaque indication et le tour est joué. Pas besoin de GPS ultra sophistiqué ou de « google map », l’entraide est juste un moyen de retrouver son chemin…

samedi 4 décembre 2010

Les ovnis de Bornéo...

Et bien me voilà reparti avec Diégo pour un nouveau numéro de "ne dîtes pas à ma mère..." Cette fois, direction l'Indonésie d'est en ouest et du sud au nord. Et c'est au nord, justement que notre tournage/aventure débute avec une visite de l'île de Bornéo et sa forêt dévastée pour laisser place à la production d'huile de palme...
Mais au fil de la route, force est de constater que nous sommes bien sur l'équateur... Au milieu des mobylettes au chargement improbable, entre les enfants qui courent et les femmes qui proposent du jus de coco, il y a quelques étranges énormes fleurs d'acier... de drôle de soucoupes volantes proches des habitations...
Et oui, ici les paraboles forment de véritables ovni correctement installées parallèles à la Terre. Pas d'inclinaison. Logique, nous sommes pile-poil à l'équateur et les satellites géostationnaires sont donc tous au dessus de ma tête, au dessus de l'équateur...
J'imagine alors le bazar au dessus de nos têtes, un bazar de satellites qui rappellent le bazar sur les routes de Bornéo...

jeudi 15 avril 2010

Manila Sunset

Nous voici de retour à Manille pour une journée chargée en émotions... Direction la plus importante prison des Philippines... Mais avant cela, je ne pouvais m'empêcher de tourner ce petit "sunset" sur Manille... Quand le 7D nous tient...

Manila Sunset from boero nicolas on Vimeo.

mercredi 14 avril 2010

Le pays des playmobils

« Yokoso Japan ! » la formule s’affiche un peu partout dans Tokyo. Bienvenue dans une ville, bienvenue dans un pays hyper organisé : chaque chose a sa place, chaque place pour chaque chose.
La ville est à l’image des produits des magasins Muji, tout y est fonctionnel, tout a été pensé, réfléchi, calculé. Tokyo est comme un dressing géant où chaque casier a une fonction déterminée. Par exemple, chaque voiture, chaque taxi a son emplacement délimité au millimètre, tout comme les bus ou même les vélos qu’on ne saurait déposer n’importe où.
Dans les transports en commun, les passagers attendent patiemment l’arrivée du wagon indiqué grâce au marquage au sol. Tous en rang, tous aux ordres!
Au Japon, aucune place n’est laissé à l’improvisation ni au bordel , tout est pensé et réfléchi… Ici, l’espace public est sacré, on ne saurait empiéter sur la liberté d’autri. C’est la règle. Les fameuses règles à la japonaise. Du coup, quand un petit frenchy fraichement débarqué avec ses idées de « joyeux bordel organisé » à la parisienne déboule dans la ville, il peut être à l’origine d’un couac général.
Car le japonais se noie vite dans un verre de saké. Et, refuser la règle, c’est compromettre toute l’organisation, créer le bogue, laisser la place à l’improvisation, et ça, les japonais ne savent pas faire. Traverser hors des clous alors que le « bonhomme est rouge » mais l’avenue déserte de voiture… impensable. Vouloir monter un escalier réservé à la descente mais totalement vide… un crime. Et filmer à quelques mètres de la zone prévue pour les médias… la fin du monde.

Pour moi, le Japon, c’est un peu le pays des playmobils. Un monde hyper-organisé et ultra-codifié. Chaque « bonhomme » a son uniforme, son chapeau, sa fonction dédiée. Et je dirais même la démarche aussi... Tout s’emboîte simplement, chaque objet se veut utile et fonctionnel, il ne s’agirait pas qu’un "légo" vienne y foutre le bordel… Le playmobil ne saurait alors quoi faire à part peut-être un harakiri…

samedi 10 avril 2010

Tokyo 2010

Nous voici au Japon et plus particulièrement à Tokyo depuis une dizaine de jours. Difficile de résister aux tentations technophiles nippones... Difficile de résister à l'appel de cette ville incroyablement fascinante...
Voici un petit clip réalisé pendant notre séjour à Tokyo...
Enjoy !

TOKYO 2010 from boero nicolas on Vimeo.

lundi 29 mars 2010

Philippines, l'autre pays des sourires...

Nous en sommes déjà à notre 6ème jour de tournage aux Philippines. Et je dois dire que le temps passe vite, tellement vite que je trouve même plus le temps d'écrire les posts de ce blog me direz-vous... Mais il faut dire qu'avec Diégo, nous avons commencé sur les chapeaux de roue par de bonnes grosses séquences comme on les aime !

Aujourd'hui, la journée était consacrée aux plans d'illustrations de Manille, l'occasion pour moi de me balader, caméra sur l'épaule, dans les rues et ruelles de cette gigantesque ville. L'occasion, aussi, de donner quelques sueurs froides à mon chauffeur avec mes "stop here ! stop here now ! It seems to be a good place" - avec un bon accent frenchy comme on les aime - et lui, de me répondre par des "yes sir" - avec un bon accent philippin qu'on aime aussi - ...

Des sueurs froides, car il était partagé entre l'envie de me suivre dans les ruelles "pour me protéger et m'aider" et l'envie de "sauver sa voiture, la voiture de sa famille, aussi chère à ces yeux qu'une Ferrari*".

Dilemme et sueurs froides... Mais au fond, je ne risquais pas grand chose si ce n'est me choper un trop-plein de sourires...

Plus je m'avançais dans les ruelles, plus les sourires et les yeux pétillants des enfants et des habitants s'intensifiaient... Les Philippines devenant le pays des sourires et des "coucous"
Ici, la caméra n'effraie pas, ne fait pas fuir ou se cacher, elle provoque le sourire et les "coucous". C'en est même énervant par moment. Trop de "coucous" tue le "coucou"...

Mais sourire et chemin faisant, les "hellos" s'enchainent rapidement, les rencontres aussi, et les discussions itou... Du "what's-your-name?" au "where-do-you-come-from?" en passant par quelques petites discussions plus philosophiques... Il y a eu notamment une "femme souriante des ruelles" qui me dit: "Tu sais, ici, on n'a rien, on est pauvre, alors on sourit, par ce qu'un sourire c'est gratuit et ça on en a plein, alors on le partage !"
Alors, je continue alors mon chemin en distribuant ce que tous ont déjà ici mais qui fait si plaisir à partager...


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* notre chauffeur est un fan de Ferrari, il a d'ailleurs une collection de miniatures "majorette" a l'avant du minivan dont l'intérieur est aux couleurs de la marque italienne... so chic !

mercredi 29 juillet 2009

Entre les gouttes

Notre périple "Banglindien" se termine ce soir, dernière soirée à l'hôtel avant de rentrer à Paris. Encore un beau voyage effectué sous la chaleur du sous continent indien ! Dhaka et sa chaleur écrasante, Delhi et sa chaleur étouffante et la campagne indienne et sa chaleur humidifiante... En pleine mousson, nous aurons eu droit à 5 minutes de pluie seulement. A croire que les dieux étaient avec nous, ou pas. Pendant notre première semaine à Dhaka, il pleuvait à Delhi, et à notre arrivée à Delhi, il s'est mis à pleuvoir, comme jamais à Dhaka, et nous, toujours au sec, sous un soleil de plomb à ne pas faire danser un acteur de bollywood !
On se croirait tantôt dans un hammam, tantôt dans un sauna. Moi qui avait prévu une housse caméra, des housses étanches pour les micros, des bottes en plastiques et autres ponchos... Tout est resté au sec dans le fond du flycase. Un tournage entre les gouttes de pluie... mais pas de sueurs...

Work in progress

Work in progress pourrait être le titre de mon blog ces derniers jours car je n'ai malheureusement pas trop eu le temps de le mettre à jour... Mais, aujourd'hui ce sera plutôt le nom donné à New Delhi: "work in progress city". Il faut dire que Delhi est en construction partout: des routes, des batiments et le métro qui s'étend. Dans un an, Delhi doit être prête pour les commonwealth games 2010. Je ne sais pas si les indiens seront prêt vu le travail qu'il reste à fournir et je ne sais pas si le monde sera prêt pour ces mini jeux olympiques de l'ex empire britannique, car, franchement, on s'en fout un peu, non?
Alors, pour le moment, ça construit, ça détruit, ça s'organise... La ville est un immense chantier. Delhi est devenue un labyrinthe de palissades "work in progress", les ouvriers s'activent sous la chaleur écrasante. Les journaux relatent les accidents de chantiers. Les poussières du béton donnent un voile sur la ville qui continue de grandir à vue d'oeil. Pas facile d'être un des pays les plus peuplés au monde. Pas facile d'être une mégapole en mutation...

vendredi 24 juillet 2009

Cérémonie de tournage

Hier, nous sommes arrivés à New Delhi pour dix jours en Inde à la découverte des petites histoires incroyables de ce pays. Et je dois dire que notre premier jour a été particulièrement intense. Me voilà au milieu des policiers de New Delhi, dans une brigade un peu spéciale, courant dans les rues à la chasse... aux vaches ! De véritables cow boys dont le but est d'attraper toutes les vaches (animal sacré en Inde) afin de libérer la circulation et d'éviter les éventuelles épidémies... c'est assez sportif, parfois un peu dangereux, gare aux cornes, et pas toujours bien vu par la population locale. Il faut dire que les propriétaires des vaches se retrouvent vite sans leur animal de compagnie... qui est aussi, pour la plupart, leur plus précieux bien...
Plus étrange encore est la cérémonie qui nous a été réservée ce matin... Avant de tourner le sujet, direction la grande salle où nous attendent quelques centaines de personnes, femmes d'un côté, hommes de l'autre. Notre hôte nous invite sur l'estrade, la musique retentie, les mains se joignent et la prière peut commencer. Tout le monde chante, et nous, sommes là, devant ces centaines d'Indiens chantants. Puis c'est l'heure des discours qui nous accueillent et nous souhaitent la bienvenue. Le rituel se termine par une remise officielle d'un collier de fleurs séchées et d'une toile de jute sur les épaules... Après cette cérémonie d'une quinzaine de minutes, le tournage peut enfin commencer... "incredible India" disait la publicité... vraiment "incredible"...

jeudi 23 juillet 2009

ça tourne pas toujours rond...

Voilà, c'est déjà la fin de notre séjour à Dhaka, au Bangladesh... Pas l'ombre d'une goûte de pluie, on est loin des clichés... Mais quelques petites découvertes à faire le long des routes. Et une des grandes spécialités de Dhaka, c'est le rond point... décoré.
Ici, pas un carrefour sans sa "sculpture", son avion des années 60 ou sa fontaine sans eau... Pas un rond point sans ses animaux en béton, sans ses fleurs en métal et sans son drapeau décousu... Ces rond points sont sans doute là pour décorer et rendre la ville un peu "plus belle", ils forment en tous cas des points de repère cependant pas toujours bien identifiables... mais bon, c'est très pratique! Mais ces rond points ont aussi une particularité: chaque oeuvre est sponsorisée, pratique pour faire sa pub et entretenir les sculptures les plus folles... Et pour celles qui n'auraient pas trouver de mécène: c'est l'abandon !

Le paradis des sourires...

Le Bangladesh est un des pays les plus pauvres du monde... jusque là je ne vous apprends rien... Pourtant, bien qu'on sente la misère telle que nous, occidentaux, l'imaginons, on ne peut pas dire que les Bangladeshis soient pauvres en sourires et en bonne humeur... c'est d'ailleurs souvent comme ça dans de nombreux pays du monde: plus on est "riche" et plus on perd son sourire... Alors, oui, nous avons rencontrés énormément d'enfants, d'adolescents et d'adultes souriants. Je ne dirais pas qu'ils sont heureux mais en tout cas, ils en ont l'air ! Et tous les échanges que nous avons, nous confortent: les Bangladeshis sont joyeux !
La situation du pays est à des années lumières d'être paradisiaque, leur quotidien ne l'est évidemment pas plus mais quelques petites surprises nous ont réjouis. Il y a, par exemple, le long de la route de l'aéroport, de nombreuses bicoques avec vue imprenable sur la rivière, ses bateaux usines et autres objets flottant non identifiés. Ces petites bicoques sont à louer pour quelques heures afin de se retrouver en très petit comité loin du brouhaha de la ville mais à une dizaine de mètres de la route... On y vient en couple ou entre amis. Les cabanes sont sur pilotis, fabriquées en tôles et en bambous, à peine cachées, on les distingue depuis la route entre deux palmiers et un vendeur de chips. Bon, on est loin des chambres paradisiaques sur pilotis des maldives mais pourtant ce petit bout de paradis invite à l'évasion pour qui a de l'imagination, et surtout pour qui a su rester souriant...

mercredi 22 juillet 2009

Quand le Bangla bouge...

La vie de "globe-trotteur" n'est pas toujours aussi facile qu'on pourrait le penser... quoi ? vous n'êtes pas d'accord ?
Bon, ok, j'ai compris, c'est vrai qu'en fait c'est très excitant ! ça change du train-train quotidien, ici, on dirait plutôt ça change "rickshaw-rickshaw" quotidien. Car il faut bien l'admettre voyager, c'est prendre plusieurs moyens de transport et s'il y a bien un pays où on peut passer du coq à l'âne (pardon, du train à l'autorickshaw), c'est bien le Bangladesh. On a pu tester différents moyen de locomotion...
Premier jour, histoire de se mettre à l'eau, je teste la barque: très pratique pour passer d'une rive à l'autre, la barque permet de se déplacer sans soucis du moment qu'on n'est pas à contre courant... en plus, on y mets ce qu'on veut à l'intérieur: colis, fruits, vaches, enfants, tout y passe !
Je continue avec le fameux rickshaw: ça fait mal au cul et il faut se tenir car on risque la culbute à chaque trou dans la route... c'est à dire souvent... Mais, la moins bonne place est quand même pour le conducteur obligé de pédaler et slalomer entre les voitures... En revanche, pas besoin de freiner, on laisse aller le cycle à trois roues s'enfoncer dans l'arrière du véhicule qui nous précède et le tour est jouer... arrêt garanti !
L'autre moyen de locomotion prisé des Bangladeshis est le train... A l'intérieur, la chaleur est écrasante, la place est précieuse, il faut dire que les trains sont souvent bondés alors, le mieux, c'est de monter sur le toit de la gare et de prendre le train par le dessus... c'est à dire à même le toit. Nous voilà parti à travers Dhaka, cheveux au vent, entourés d'enfants. Les avantages: vue imprenable, voyage gratuit et climatisation intégrée, en revanche, il faut faire attention aux branches capricieuses et à la glissade, synonyme de fin du voyage !
Bien sûr, côté véhicule motorisé, j'ai aussi pu tester l'autorickshaw. Comme son cousin à pédales, l'autorickshaw possède trois roues mais est équipé, en plus, d'un petit moteur. L'autorickshaw est relativement pratique car il va plus vite si on excepte les embouteillages... En revanche, à pleine vitesse, on oubliera les discussions, le moteur étant omniprésent...
Je rajouterai à la liste, la grande barque à moteur quasi indispensable au Bangladesh, les bus que l'on prend en route et bien sûr les différentes variantes de cycles... une, deux, trois ou quatre roues ! Le Bangladesh est un pays en mouvement... perpétuel !

jeudi 16 juillet 2009

Eau es-tu ?

M'aurait-on menti à propos du Bangaldesh ? Sur internet, j'avais trouvé ça: "Le Bangladesh a un climat de mousson subtropicale caractérisé par de larges variations saisonnières, des précipitations, des températures chaudes modérément, et un taux d'humidité élevé, un climat frais lors de la saison des pluies de mousson de juin à octobre, 400mm d'eau en moyenne pour juillet sous une température de 28°", voilà ce qui était annoncé...
Mais depuis notre arrivée, nous attendons, avec impatience, la pluie... Pas une averse (ou presque) depuis 7 jours à Dhaka ! pas trace d'une flaque d'eau... En revanche, le thermomètre monte haut, très haut, trop haut même, et il devient difficile de tourner de 12h à 16h. Être dans le pays des inondations, de l'eau à perte de vue et autres cyclones catastrophiques sans en voir le bout d'une goutte d'eau... étrange... On patiente, on attend et demain sera, peut-être, un jour pluvieux... C'est bien la première fois que j'attends la pluie avec impatience...

Dhaka, klaxon city

Il n'y a pas une ville au monde où le trafic routier ne soit pas un problème, pas une ville où les embouteillages sont quotidiens... Mais Dhaka, capitale du Bangladesh, est peut-être une de celles où le trafic se fait le plus entendre... Ici, le code de la route n'est pas la priorité des automobilistes et autres conducteurs de rickshaws. D'ailleurs, il y a biens des feux tricolores mais ils sont davantage présents pour la déco que pour réguler le trafic. Les rond-points, décorés de sculptures sponsorisées permettent d'identifier les quartiers et carrefours mais ne sont pas franchement toujours utilisés comme il se doit. Certes, ça tourne autour mais dans tous les sens. Et c'est vrai, que lorsqu'on se retrouve au milieu des voitures, il vaut mieux être bien accroché !
Alors, pour se faire une place dans les rues et boulevards, il faut savoir utiliser du klaxon... Plus il est fort et plus vous aurez une chance d'être prioritaire et de passer. Alors, les rickshaws et leurs petites sonnettes font pâle figure à côté des "cornes de brume" des camions... Un coup de klaxon et il vous est possible d'accélérer pour quelques centimètres... Un autre coup de sonnette et vous changez de "file"... Encore un coup pour le fun et un dernier pour signaler votre présence: oreilles sensibles s'abstenir, le klaxon n'est ici pas une option mais une manière de vivre...
A bon entendeur...

dimanche 12 juillet 2009

Dhaka tout oublier...

Chaque voyage ne peut commencer aussi bien que les précédents... Chaque voyage doit avoir sa particularité... son anecdote à raconter à notre retour, voire même avant, la preuve.
Nous voici donc bien arrivé à Dhaka, capitale du Bangladesh, mais sans bagages... bon, les boxers et la brosse à dent ça passe encore, mais le trépied, les batteries, les chargeurs, les piles, les disques et les micros HF, là, ça coince... un tournage qui commence comme ça, et bien, ne peut pas vraiment commencer d'ailleurs...
Nous voilà transporter d'officiels en sous fifres à la recherche de nos bagages ou de la moindre information à leur sujet... A la question "who's in charge?", la réponse la plus évidente est "nobody"...
Voilà qu'Air France perd la trace de quatre bagages... Le triangle des bermudes et Harry Potter n'y sont pour rien, pourtant nos valises ont bel et bien disparu... Aujourd'hui, je suis retourné à l'aéroport pensant avoir éventuellement retrouvé la trace de nos bagages. Après un passage par le bureau du responsable, qui préfère HBO à mes requêtes, je me dirige vers le chef du "bagage claim"... Mais tel Gérard Majax déguisé en Garcimore, le chef me propose un rapide "have a look" autour de lui, malheureusement, il ne maîtrise pas très bien la magie, et il n'y a rien qui ressemble de près et même de très loin à nos bagages...
Retour à l'hôtel. Achat de quelques sous-vêtements à défaut de souvenirs, et attente de nouvelles de la part d'Air France...
No news means good news ???

to be continued...
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