Nous en sommes déjà à notre 6ème jour de tournage aux Philippines. Et je dois dire que le temps passe vite, tellement vite que je trouve même plus le temps d'écrire les posts de ce blog me direz-vous... Mais il faut dire qu'avec Diégo, nous avons commencé sur les chapeaux de roue par de bonnes grosses séquences comme on les aime !
Aujourd'hui, la journée était consacrée aux plans d'illustrations de Manille, l'occasion pour moi de me balader, caméra sur l'épaule, dans les rues et ruelles de cette gigantesque ville. L'occasion, aussi, de donner quelques sueurs froides à mon chauffeur avec mes "stop here ! stop here now ! It seems to be a good place" - avec un bon accent frenchy comme on les aime - et lui, de me répondre par des "yes sir" - avec un bon accent philippin qu'on aime aussi - ...
Des sueurs froides, car il était partagé entre l'envie de me suivre dans les ruelles "pour me protéger et m'aider" et l'envie de "sauver sa voiture, la voiture de sa famille, aussi chère à ces yeux qu'une Ferrari*".
Dilemme et sueurs froides... Mais au fond, je ne risquais pas grand chose si ce n'est me choper un trop-plein de sourires...
Plus je m'avançais dans les ruelles, plus les sourires et les yeux pétillants des enfants et des habitants s'intensifiaient... Les Philippines devenant le pays des sourires et des "coucous"
Ici, la caméra n'effraie pas, ne fait pas fuir ou se cacher, elle provoque le sourire et les "coucous". C'en est même énervant par moment. Trop de "coucous" tue le "coucou"...
Mais sourire et chemin faisant, les "hellos" s'enchainent rapidement, les rencontres aussi, et les discussions itou... Du "what's-your-name?" au "where-do-you-come-from?" en passant par quelques petites discussions plus philosophiques... Il y a eu notamment une "femme souriante des ruelles" qui me dit: "Tu sais, ici, on n'a rien, on est pauvre, alors on sourit, par ce qu'un sourire c'est gratuit et ça on en a plein, alors on le partage !"
Alors, je continue alors mon chemin en distribuant ce que tous ont déjà ici mais qui fait si plaisir à partager...
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* notre chauffeur est un fan de Ferrari, il a d'ailleurs une collection de miniatures "majorette" a l'avant du minivan dont l'intérieur est aux couleurs de la marque italienne... so chic !
Bienvenue sur le blog
Bonne Année !
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lundi 29 mars 2010
Philippines, l'autre pays des sourires...
Publié par
nicolas boero
le
29.3.10
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Philippines
dimanche 28 mars 2010
Rendez-vous chez moi en Australie
Fin 2009, je parcourais l'Australie d'est en ouest, à la rencontre des australiens et de leurs habitats multiples... Le documentaire de 52 minutes, "rendez-vous chez moi... en Australie" réalisé par Roland Théron sera diffusé dimanche 28 mars 2010 à 14h45 sur Canal+ dans la série "les nouveaux explorateurs".
Alors, rendez-vous dimanche !
Une rediff est prévue samedi 03 avril en clair et de très bonne heure...
Alors, rendez-vous dimanche !
Une rediff est prévue samedi 03 avril en clair et de très bonne heure...
Publié par
nicolas boero
le
28.3.10
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dimanche 10 janvier 2010
HAPPY MMX
mercredi 2 décembre 2009
Rendez-vous chez moi au Japon
Au printemps dernier je parcourais le Japon du sud au nord, de Nagasaki à Tokyo à la rencontre des japonais et de leurs maisons... Le documentaire de 52 minutes, "rendez-vous chez moi... au Japon" réalisé par Roland Théron sera diffusé dimanche 6 décembre 2009 à 14h45 sur Canal+ dans la série "les nouveaux explorateurs".
Rendez-vous dimanche !
Rendez-vous dimanche !
Publié par
nicolas boero
le
2.12.09
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lundi 16 novembre 2009
Se prendre pour un chercheur d'opale...
Ce petit vent chaud qui vous taquine les joues. Ce soleil écrasant qui se reflète sur chaque petit grain de sable et vous éblouie. Ces bruits de grincements, de moteurs lointains et de vautours en chasse qui vous sifflent dans les oreilles. Cette ambiance particulière de ville presque morte posée au milieu de nulle part… Bienvenue à Coober Pedy.
Le désert à perte de vue. La chaleur écrasante. La capitale de l’opale est comme une ville du farwest moderne traversée par une route unique traversant l’Australie du sud au nord. Ici, on n’est pas là pour le climat, rude, ni pour son activité culturelle. La quête de l’opale est la seule règle, les dollars sont la seule motivation… Faire fortune.
Bien sûr, aujourd’hui, les touristes de passages sont autant de petites pierres précieuses guettées par les habitants. Il y a ce chinois arnaqueur vendeur de pseud’opale, le pizzaïolo grec intéressé par les étrangères de passage, le propriétaire de l’orphelinat de kangourous et tant d’autres vendant tout et n’importe quoi, les devantures sont de bric et de broc mais c’est aussi ça, Coober Pedy…
Et puis, il y a aussi, les vrais, les chercheurs d’opale. Ceux qui creusent le sol désertique sous les 40° à la quête de la pierre. Nous en avons rencontré. Il y en a beaucoup, comme cet Allemand se baladant avec son trésor à la main, de bar en échoppes afin de vendre ses pierres. 7000 dollars les 3 petits sachets en vrac nous dit-il. Etonnés, nous regardons. Et c’est vrai qu’en pleine lumière, des reflets bleus, turquoises et orangés jaillissent de la pierre. Il est venu là pour faire fortune et espère bien découvrir d’autres filons… Il y a le grec aussi, le serbe, la suisse, le croate, au total près de 50 nationalités réparties ce riche caillou.
Le lendemain, nous parcourons les mines et rencontrons un autre de ces chercheurs de trésor nacré… Il nous propose de jouer au mineur, au chercheur d’opale… Nous voilà dans une cahute en ferraille au milieu des mines. Dehors, le soleil est éblouissant mais à l’intérieur, il fait totalement noir mais toujours aussi chaud. Un tapis roulant traverse la cahute, il permet d’amener les gravats récoltés du fond de la mine. La recherche des pierres précieuses peut commencer. Le secret de l’opale ne se découvre qu’à la lumière noire. C’est alors que le tapis s’actionne. Les cailloux passent sous cette lumière. Un vacarme ahurissant, et parfois une lueur azure au milieu des cailloux, l’opale se découvre à nous. Il faut alors être rapide et choper la pierre. Le premier qui la prend en devient l’heureux propriétaire. C’est la seule règle.
En 15 minutes dans cette machinerie infernale, je comprends l’intérêt de la quête de l’opale… Ces petites lueurs dans le noir sont comme des lucioles symbolisant la quête de la richesse… Cette recherche peut vite devenir une drogue. On se prend alors au jeu de la quête à tout prix…
Le désert à perte de vue. La chaleur écrasante. La capitale de l’opale est comme une ville du farwest moderne traversée par une route unique traversant l’Australie du sud au nord. Ici, on n’est pas là pour le climat, rude, ni pour son activité culturelle. La quête de l’opale est la seule règle, les dollars sont la seule motivation… Faire fortune.
Bien sûr, aujourd’hui, les touristes de passages sont autant de petites pierres précieuses guettées par les habitants. Il y a ce chinois arnaqueur vendeur de pseud’opale, le pizzaïolo grec intéressé par les étrangères de passage, le propriétaire de l’orphelinat de kangourous et tant d’autres vendant tout et n’importe quoi, les devantures sont de bric et de broc mais c’est aussi ça, Coober Pedy…
Et puis, il y a aussi, les vrais, les chercheurs d’opale. Ceux qui creusent le sol désertique sous les 40° à la quête de la pierre. Nous en avons rencontré. Il y en a beaucoup, comme cet Allemand se baladant avec son trésor à la main, de bar en échoppes afin de vendre ses pierres. 7000 dollars les 3 petits sachets en vrac nous dit-il. Etonnés, nous regardons. Et c’est vrai qu’en pleine lumière, des reflets bleus, turquoises et orangés jaillissent de la pierre. Il est venu là pour faire fortune et espère bien découvrir d’autres filons… Il y a le grec aussi, le serbe, la suisse, le croate, au total près de 50 nationalités réparties ce riche caillou.
Le lendemain, nous parcourons les mines et rencontrons un autre de ces chercheurs de trésor nacré… Il nous propose de jouer au mineur, au chercheur d’opale… Nous voilà dans une cahute en ferraille au milieu des mines. Dehors, le soleil est éblouissant mais à l’intérieur, il fait totalement noir mais toujours aussi chaud. Un tapis roulant traverse la cahute, il permet d’amener les gravats récoltés du fond de la mine. La recherche des pierres précieuses peut commencer. Le secret de l’opale ne se découvre qu’à la lumière noire. C’est alors que le tapis s’actionne. Les cailloux passent sous cette lumière. Un vacarme ahurissant, et parfois une lueur azure au milieu des cailloux, l’opale se découvre à nous. Il faut alors être rapide et choper la pierre. Le premier qui la prend en devient l’heureux propriétaire. C’est la seule règle.
En 15 minutes dans cette machinerie infernale, je comprends l’intérêt de la quête de l’opale… Ces petites lueurs dans le noir sont comme des lucioles symbolisant la quête de la richesse… Cette recherche peut vite devenir une drogue. On se prend alors au jeu de la quête à tout prix…
mercredi 11 novembre 2009
Le mécano des bois
Quand vous parcourez l’Australie d’ouest en est, du nord au sud en passant par le centre et les îles, et tout ça en seulement 3 semaines, ça demande une sacrée organisation… Bien entendu, l’Australie, c’est de grandes distances mais c’est aussi un pays extrêmement pratique et facile à explorer. Tout est pensé pour faciliter le voyage. Et ça marche ! Des avions, des ferrys, des 4x4, des bus, des trains… Et parfois un petit grain de sable qui vient bousculer le bon déroulé du programme…
Nous voilà au milieu d’un parc national, une immense forêt de grands arbres et de fougères géantes au coeur de la Tasmanie. Tout roule quand d’un coup, de la fumée sort du moteur de la voiture.
Arrêt d’urgence sur le bord de la piste. Une odeur de produit chimique envahit alors la forêt. Roland ouvre le capot. La fumée s’évacue d’un coup comme lorsque l’on découvre un plat qui a mijoté des heures durant. Un liquide vert fluo coule alors du moteur.
Petit problème de surchauffe ? Cela proviendrait du liquide de refroidissement… Il y en a pas assez, apparemment.
Nous voilà au milieu des fougères à chercher une solution… Pas sûr que mon jus d’orange bio soit apprécié par le moteur de la voiture. Roland fini alors d’une gorgée salvatrice sa bouteille et décide de s’en servir afin de remplir peu à peu le réservoir avec l’eau boueuse et croupie d’une flaque. Ça a l’air de fonctionner… Le produit chimique se mélange à l’eau noirâtre de Tasmanie et tout va alors beaucoup mieux. On reprend la route, la voiture ne chauffe plus. Enfin, on espère.
Le grain de sable s’est dissout et notre « expédition » peut alors reprendre de plus bel…
Jusqu’à aujourd’hui, décidément, les problèmes de voiture continuent… On crève en plein désert près de Coober Pedy. Ici ça ne manque pas de grain de sable ni de roue de secours heureusement…
Nous voilà au milieu d’un parc national, une immense forêt de grands arbres et de fougères géantes au coeur de la Tasmanie. Tout roule quand d’un coup, de la fumée sort du moteur de la voiture.
Arrêt d’urgence sur le bord de la piste. Une odeur de produit chimique envahit alors la forêt. Roland ouvre le capot. La fumée s’évacue d’un coup comme lorsque l’on découvre un plat qui a mijoté des heures durant. Un liquide vert fluo coule alors du moteur.
Petit problème de surchauffe ? Cela proviendrait du liquide de refroidissement… Il y en a pas assez, apparemment.
Nous voilà au milieu des fougères à chercher une solution… Pas sûr que mon jus d’orange bio soit apprécié par le moteur de la voiture. Roland fini alors d’une gorgée salvatrice sa bouteille et décide de s’en servir afin de remplir peu à peu le réservoir avec l’eau boueuse et croupie d’une flaque. Ça a l’air de fonctionner… Le produit chimique se mélange à l’eau noirâtre de Tasmanie et tout va alors beaucoup mieux. On reprend la route, la voiture ne chauffe plus. Enfin, on espère.
Le grain de sable s’est dissout et notre « expédition » peut alors reprendre de plus bel…
Jusqu’à aujourd’hui, décidément, les problèmes de voiture continuent… On crève en plein désert près de Coober Pedy. Ici ça ne manque pas de grain de sable ni de roue de secours heureusement…
mardi 10 novembre 2009
Mon petit bout du monde...
Difficile de parcourir le monde et de ne pas trouver le bon bout… Le bout du monde, celui qui symbolise le lointain, le dépaysement. Bien sûr des petits bouts du monde, il y en a plein, mais être au bout du monde, ça signifie quoi en fait ? Par quel bout commencer et par quel bout terminer… Comme disait Raymond Devos, il est difficile de trouver le bon bout… Et si je trouve le bout du monde, ça veut certainement dire qu’il y a un autre bout, celui d’où je viens… Compliqué, et pourtant je crois bien avoir découvert un de ces bouts du monde.
Nous sommes à « recherche bay » à l’extrême sud de la Tasmanie, l’équivalent de notre extrême nord… De l’autre côté de l’océan, l’Antarctique, et face à moi, une plage de sable blanc, une eau limpide et tranquille aux reflets verts et bleus et une forêt d’eucalyptus à perte de vue…
Un petit groupe de chinois pose pour la photo souvenir, un backpacker allemand revient d’une marche de 5 jours au cœur de la forêt, un couple à la retraite contemple les vagues et 3 jeunes australiens, un peu grassouillets, sirotent une bière et lisent des revues automobiles assis face à la mer, les pieds dans le sable pour les tenir au frais…
Grand soleil, visibilité parfaite, un petit vent du nord et toujours en tête ce « no worries »…
Le temps passe. Le bruit des vagues s’échouant tranquillement sur le sable ponctue les cris des oiseaux et autres perroquets. Il y a comme un sentiment de bien être. Quasiment seul au monde, seul, face à cette immense tableau naturel, seul, au bout du monde, mon bout du monde…
Nous sommes à « recherche bay » à l’extrême sud de la Tasmanie, l’équivalent de notre extrême nord… De l’autre côté de l’océan, l’Antarctique, et face à moi, une plage de sable blanc, une eau limpide et tranquille aux reflets verts et bleus et une forêt d’eucalyptus à perte de vue…
Un petit groupe de chinois pose pour la photo souvenir, un backpacker allemand revient d’une marche de 5 jours au cœur de la forêt, un couple à la retraite contemple les vagues et 3 jeunes australiens, un peu grassouillets, sirotent une bière et lisent des revues automobiles assis face à la mer, les pieds dans le sable pour les tenir au frais…
Grand soleil, visibilité parfaite, un petit vent du nord et toujours en tête ce « no worries »…
Le temps passe. Le bruit des vagues s’échouant tranquillement sur le sable ponctue les cris des oiseaux et autres perroquets. Il y a comme un sentiment de bien être. Quasiment seul au monde, seul, face à cette immense tableau naturel, seul, au bout du monde, mon bout du monde…
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