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dimanche 12 décembre 2010

Bali, ballot

Visiter l’Indonésie sans passer par Bali ce n’est pas vraiment imaginable… On ne peut comprendre ce pays aux multiples îles en se contentant de sa principale : Java. Donc, direction Bali pour un week-end de repos loin des pistes de la jungle et des routes folles de Java.*

Nous voilà prêt à embarquer sur un ferry pour une traversée qui est censée nous emmener au « paradis sur terre », sur la fameuse « île des Dieux »… 1 heure plus tard, nous sortons de la boîte à sardine rouillée, le ferry, pour partir à la découverte de cette île qu’il faudra traverser tout du long avant de rêver au « mojito-plage-spa-piscine » tant vanté par les guides en papier glacé… Et, là, c’est la galère, une longue route interminable. Ders bouchons. La nuit qui tombe doucement sur les nombreux temples bordant la route. Mais pour oublier ce long trajet, je n’ai qu’un mot en tête : « mojito ». sorte de graal qui me fait oublier le cauchemar de la route… Ou pas. Car nous voilà maintenant à Kuta. sorte de station balnéaire pour Australiens ayant sorti leur panoplie « marcel/tong » en mal de hamburgers et de bières… Bien loin du paradis, proche de l’enfer. Les bars déversent des litres de mauvais goût et de décibels saturés. Les restaurants offrent leur vue imprenable sur l’unique route engorgée de voitures polluantes et de motos bruyantes. Les boutiques dégorgent de souvenirs « made in china » jusque dans les hôtels, sorte de prisons aseptisées pour beaufs occidentaux et asiatiques en short et t-shirt « I love Bali »… Bienvenue sur la Costa Brava ! Le pire du tourisme de masse a élu domicile ici et nous en sommes les otages. Il est 22h, la recherche d’un hôtel calme étant utopique, nous atterrissons dans le royaume du « all inclusive », le mauvais goût compris et pas de « mojito ». Bienvenue à « Ugly Bali »

Une nuit plus tard, Diégo décide de tout changer et c’est tant mieux. L’hôtel de la brochure en papier glacé, on le veut ! et on l’aura ! Villa privée sur la plage de sable noir, terrasse, piscine privative, service excellent et un smoothie mango-vanilla pour remplacer le « mojito ». Bien loin de l'agitation de Kuta, proche du poaradis. Bienvenue à « trendy Bali ». Et il faut bien admettre que le luxe, on y prend vite goût.


* Et pour être honnête, on n’a pas franchement vu l’Indonésie si on est rester qu’à Bali…

samedi 11 décembre 2010

« No passport required »

Quand on visite un pays aussi étendu que l’Indonésie, force est de constater que l’on prend l’avion un peu comme un bus…

En Europe, passer d’un avion à un autre devient vite un cauchemar : enregistrement souvent fastidieux et compliqué, longues files d’attente pour les passages de sécurité où l’on me demande à chaque fois de défaire les sacs et de séparer ordinateur, appareils photo, caméras et autres stuffs électroniques… Et toujours le regard suspect de « l’agent chargé de la sûreté » dès que vous vous présentez avec une simple bouteille d’eau… Sans parler des fouilles au scanner. Bref, prendre l’avion devient sur le vieux continent plus approfondi qu’un examen médical et pourtant toute cette débauche de moyens n’a toujours pas prouvé son efficacité.

Anyway comme disent les anglais… Ici, en Indonésie, les règles de sécurité restent assez basiques et sommaires… Et il faut bien plus qu’un « biiip » au passage du portique (quand il est branché) pour susciter un soupçon de fouille… A vrai dire, le « passage de la sécu » dans les aéroports indonésien est d’une rapidité défiant toute concurrence. Un sourire en guise de passeport, ici, pas besoin de présenter à quinze personnes différentes votre précieux sésame, personne ne vous le demande, votre billet suffit. Enfin, quand je parle de billet, je devrais plutôt préciser qu’il s’agit d’un « bout de papier imprimé par une imprimante à aiguille. Vous savez celle des années 90 qui faisait un boucan d’enfer et qui utilisait le fameux papier à trou qu’on utilisait aussi, enfant, pour gribouiller… L’avion se prend presque comme un bus sans se poser plus de question que cela…

Et une fois installé dans le bus, pardon dans l’avion, nul besoin d’éteindre votre appareil électronique ni de rabattre sièges et autre sac gênant. No stress, just fly… D’ailleurs le slogan d’une des innombrables compagnies aériennes indonésienne n’est-il pas «we make people fly»… Mais parfois devant le manque de sérieux de la sécurité, on n’ose imaginer un autre slogan du type : «we make people die…». gloups.

jeudi 9 décembre 2010

Guecko, mon ami

Les nuits en Indonésie se suivent et se ressemblent presque toutes... Une chambre avec un fond sonore de klaxons et de circulation quelque soit la ville ou le village, une couverture qui pique en guise de drap et un réveil souvent matinal du, entre autres: à l'appel à la prière, au décalage horaire (quoique plus trop) et surtout au retour des bruyants klaxons...
Mais il faut dire que les nuits sont aussi des moments de partage...
Je m'explique: les conditions climatiques et l'eau omniprésente favorisent la prolifération des moustiques... Ces petites bestioles que je porte dans mon coeur tellement ils ont l'air de m'aimer. Je ne sais pas si mon sang a un goût qui les attirent mais parfois, j'ai l'impression qu'ils se sont passés le mot et qu'ils viennent tous festoyer sur mes jambes, bras, nuque et autres parties de mon corps offerts à leur gourmandise.
Bien sûr, les bombes anti-moustiques et autres crèmes font partie de ma trousse de voyage mais je n'avais pas imaginé à quel point les "petits lézards" tout blancs présents dans ma chambre allaient devenir mes plus tendres amis...
A première vue, je me demande ce que ces bestioles tout droit issus de "Jurassic Park" font dans ma chambre et j'ai comme une envie de les inviter à quitter les lieux. Pas très envie de dormir entouré de lézards albinos galopants autour de moi. A vrai dire, ils avaient l'air plus apeuré que je ne l'étais, je décide donc que ces reptiles et moi passerons la nuit ensemble...
Et très vite je m'aperçois que nous allons devenir les plus grands amis du monde (enfin, seulement la nuit)... En Effet, ces lézards sont en fait des "Gueckos" et ils adorent se nourrir de moustiques... Autrement dit, avec moi, ils sont servis ! C'est repas gastronomique toutes les nuits dans ma chambre...

PS: le nom "guecko" vient du petit bruit que les espèces indonésiennes font (je ne les ais jamais entendu crier mais plutôt se goinfrer). Pour voir une photo, faites simplement une recherche grâce à google car ma connexion du jour ne me permet pas de vous en faire partager une...

lundi 6 décembre 2010

Bison futé

Aujourd’hui, longue journée sur les routes et autoroutes indonésiennes… Dans ce pays de plusieurs millions d’habitants, il faut dire qu’il y a beaucoup de trafic et une manière assez particulière d’avertir les éventuels bouchons… Ici, le bison futé local n’est pas vraiment un bison mais il n’en reste pas moins efficace et futé. Le bison en Indonésie prend la forme de gamins sur le bord de l’autoroute qui font de grands signes à l’approche d’un bouchon informant alors l’automobiliste de la galère qui l’attend… ou pas… Car les gamins futés proposent surtout une solution au bouchon en échange de quelques piécettes. Les voitures lancées à pleine vitesse (toute relative) sur l’autoroute s’arrêtent alors et traversent le bas-côté, passent à travers le grillage de sécurité correctement découpé afin de partir à l’aventure pour un itinéraire bis pour le moins original… C’est alors tout un système parallèle qui se met en place afin de retrouver le bon chemin et c’est une armée de panneaux humains vous indiquant a bonne direction à travers rizières et villages… Une petite pièce à chaque virage, à chaque indication et le tour est joué. Pas besoin de GPS ultra sophistiqué ou de « google map », l’entraide est juste un moyen de retrouver son chemin…

samedi 4 décembre 2010

Les ovnis de Bornéo...

Et bien me voilà reparti avec Diégo pour un nouveau numéro de "ne dîtes pas à ma mère..." Cette fois, direction l'Indonésie d'est en ouest et du sud au nord. Et c'est au nord, justement que notre tournage/aventure débute avec une visite de l'île de Bornéo et sa forêt dévastée pour laisser place à la production d'huile de palme...
Mais au fil de la route, force est de constater que nous sommes bien sur l'équateur... Au milieu des mobylettes au chargement improbable, entre les enfants qui courent et les femmes qui proposent du jus de coco, il y a quelques étranges énormes fleurs d'acier... de drôle de soucoupes volantes proches des habitations...
Et oui, ici les paraboles forment de véritables ovni correctement installées parallèles à la Terre. Pas d'inclinaison. Logique, nous sommes pile-poil à l'équateur et les satellites géostationnaires sont donc tous au dessus de ma tête, au dessus de l'équateur...
J'imagine alors le bazar au dessus de nos têtes, un bazar de satellites qui rappellent le bazar sur les routes de Bornéo...

vendredi 19 novembre 2010

DOMTOM FOLIES 2010 bientôt sur vos écrans...

En attendant de découvrir DOMTOM FOLIES 2010 sur les antennes "outre-mer" de France Télévisions le SAMEDI 11 ou 18 décembre, je vous propose de découvrir la bande-annonce du documentaire musical que j'ai réalisé (production: morgane)
Horaires prévisionnels:
Guadeloupe 1ere: le 11 à 23h10
Martinique 1ere: le 11 à 23h24
Nouvelle calédonie 1ere: le 18 a 20h
Réunion 1ere: le 18 à 19h35
Wallis et Futuna 1ere: le 11 à 00h31

jeudi 5 août 2010

Prochaines diffusions

Voici les prochaines diffusions des docs auxquels j'ai participé:

- "Rendez-vous chez moi en Australie" le 9 août à 13h15 sur Canal+ en clair
- "Fourchette et saà dos en Norvège" le 12 août à 20h35 sur France 5
- "Ne dîtes pas à ma mère que je suis reparti à Tokyo" le 14 août à 12h sur Canal+ en clair
- "Ne dîtes pas à ma mère que je suis reparti à Manille" le 21 août à 12h sur Canal+ en clair

Et la série "don't tell my mother..." en multidiffusion sur les différents réseaux de National Geographic (hors France et USA)
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